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Un horizon sans perspective

Barbara était en poste depuis trois ans dans un groupe industriel français. Elle avait réalisé un début de parcours réussi mais se sentait confinée dans un rôle devenu étouffant par le manque d’autonomie et la raréfaction des projets intéressants: poste prenant, immobilisme managérial, ambiance négative, manque de progression de salaire et de reconnaissance… et pourtant elle s’était donnée à fond dans des projets d’importance stratégique. La répartition de son temps entre sa vie professionnelle et personnelle se trouvait déséquilibrée et elle souffrait d’un énorme “ras-le-bol”. Son choix lui paraissait simple: obtenir un congé “sabbatique” ou à défaut démissionner. Après six mois, Barbara revient, fraîche, en pleine forme, enthousiaste, sachant que l’entreprise va l’aider à trouver sa voie, mais déterminée à préserver davantage sa vie personnelle. Elle a une passion – la voile – et elle part dès qu’elle peut en Bretagne.

Le début de la solution

1Barbara reprend son ancien poste, sur conseil de la DRH, car l’ambiance managériale a changé entretemps, et les choses sont plus sereines et dynamiques. On lui donne le loisir d’explorer et de définir le rôle qu’elle souhaiterait avoir. Un programme de coaching est alors proposé à Barbara, qui fait partie d’une initiative qui a pour but d’accompagner le développement des femmes à haut potentiel dans l’entreprise. La proposition est mal prise par Barbara, qui réagit vivement : “Je ne vois pas pourquoi je devrais être coachée pour essayer de ressembler à un homme!”. Et, pourtant… en faisant le point sur ses trois dernières années, marquées par une stagnation de salaire et de statut, et d’une vie professionnelle qui a tendance à envahir sa vie personnelle, elle se rend compte qu’elle n’a rien à perdre… “et, de toute façon, le coaching, j’en ferai ce que j’en veux!”

Le choix

Deux personnes sont proposées à Barbara, en tant que coach potentiel. Le choix s’avère simple. Antoine se montre à l’écoute dès le début, et ne prononce pas de solution toute faite, tandis que l’autre candidat semble plus opérationnel, en fin de carrière, et moins apte à soutenir Barbara. Elle ressent à ce moment-ci un grand besoin de soutien.

Le début du chemin, et une déception sur le parcours…

Antoine fait passer à Barbara le test Hogan, très connu et souvent plein d’impact dans un coaching. Et pourtant, cette fois-ci, Hogan ne lui permet pas véritablement de se reconnaître. Antoine avoue qu’il s’agit d’une des rares fois où le test ne produit pas de résultats probants. Mais, sans hésiter, il recommande une poursuite de l’aventure en regardant la situation autrement.
Antoine choisit de bifurquer rapidement sur le “pourquoi” des frustrations et de l’humeur noire de Barbara. Elle ne comprend pas comment, en l’espace des neuf mois écoulés depuis son retour, elle a pu passer de l’euphorie à une grande frustration. Non seulement elle a travaillé en sacrifiant ses virées à la voile, mais le projet sur lequel elle a été actrice principale n’a pas vu le jour. Antoine voit clairement qu’il doit l’aider à modérer cette frustration, et vite!

Le décryptage

2“Antoine m’a aidée à analyser chaque élément et à décrypter ce qui me rendait heureuse ou ce qui ne me rendait pas heureuse. Non seulement je voyais les raisons de ma frustration, mais je commençais à pouvoir définir les éléments clefs de mon futur poste. Le jour où il m’a fait faire une grille de “tête/cœur/tripes”, pour comprendre mes valeurs, mes comportements, et leurs racines, j’ai vraiment commencé à me comprendre, et à apprendre à me maîtriser”. Barbara saisit le fait que sa future réussite dépend, non seulement de son intelligence indéniable, mais aussi de ses relations interpersonnelles et de l’envie et du courage qu’elle amènera à son travail. Cette compréhension l’aidera par la suite dans le nouveau poste qu’on va lui proposer. De cette façon, Antoine encourage Barbara à une définition et une analyse des moments où elle doit se freiner pour ne pas chuter dans une spirale infernale de réactions. Etant quelqu’un qui a tendance à “foncer”, puisqu’elle est propulsée par l’affectivité, Barbara a besoin d’apprendre comment agir pour se modérer sur le plan réactif. “Comment ai-je pu mettre si longtemps à mettre des mots sur mes limites?”

Le nouveau poste

Barbara comprend qu’avec cette nouvelle compréhension d’elle-même, elle peut éviter de commettre à nouveau les mêmes erreurs. Elle se rend compte que c’est elle-même qui a changé, et qui est maîtresse de son avenir! A ce moment-là, la DRH lui propose un nouveau poste, stratégique, opérationnel, avec une équipe internationale à gérer. Contrairement à son ancien poste, celui-ci est global, sur le terrain, et elle doit opérer dans des domaines qui lui sont peu connus, tels que le marketing et l’innovation, et la gestion des équipes à distance. Le défi est énorme! Mais, elle a le courage d’accepter le poste pour deux raisons majeures:

– il est évident, vu la nature du poste, que toute l’entreprise, y compris le PDG, mise sur elle et la pense capable d’assumer ce « grand écart » professionnel ;
– Antoine a évoqué la possibilité de concilier autrement la tension vie personnelle/vie professionnelle.

La transformation

Les 90 premiers jours de la prise de poste sont primordiaux pour Barbara, et Antoine la soutient, dans une posture à la fois comme coach et conseil managérial. Ensemble, ils travaillent sur une analyse de chaque tension existante dans cette prise de poste – de celle de la mission elle-même, en passant par ses relations avec les autres et ses valeurs, jusqu’à tout ce qui concerne le changement. Une grille simple mais percutante sert d’outil pour Barbara dans cette partie du travail, ce qui lui permet de gérer les inévitables challenges de ce nouveau début. Antoine montre à Barbara qu’il est également possible de demander à travailler depuis la maison une partie de chaque semaine. Elle décide d’essayer, en prenant les choses petit à petit. En poste depuis 10 mois, elle travaille depuis sa maison en bord de mer deux jours par semaine depuis trois mois. “Je n’ai pas négocié ces termes au début, mais à Noël, j’ai osé demander. Antoine m’a aidé à savoir mieux m’y prendre, car toute seule j’aurais attendu d’être dans l’ultimatum.” La fin du coaching s’approche, et Barbara est en poste depuis quelques mois. Quand elle se sent prête, elle veut “vivre ce poste” toute seule. Cela tombe bien, car le programme de coaching arrive à son terme ! Ses mots lors de la séance de clôture : “Il ne pouvait plus rien pour moi!”

Le résultat

Barbara a un impact extrêmement positif et rapide sur son nouveau contexte, sur les personnes qui sont amenées à travailler avec ou pour elle et sur les ambitions stratégiques de son entreprise. Elle dit savoir ce qu’elle doit faire, même si elle ne le fait pas à chaque fois. Si actuellement, elle se ressent à nouveau frustrée sur certains plans, c’est parce qu’elle n’a pas suivi intégralement les conseils d’Antoine. Elle va le revoir sous peu pour en parler. Dans l’ensemble, elle sent qu’elle avance bien. Elle passe moins de temps à souffrir, et plus de temps à créer des résultats positifs ou bien à naviguer!

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